Des voyages réellement vécus, racontés sans filtre : ce qui m’a émue, ce que je referais autrement, et les détours qui ont tout changé.
Troisième séjour sur l’île, mais le premier en hiver austral, fin août. Et c’est là qu’on a enfin découvert l’autre Maurice : l’intérieur.
C’était notre troisième voyage sur cette île magnifique, et cette fois en famille : il fallait faire coïncider les calendriers de tout le monde, alors nous sommes partis fin août, début septembre 2024. Une fenêtre que nous n’avions encore jamais essayée.
Nos deux premiers séjours, c’était au Nouvel An, puis au mois de mai. Nous avions toujours eu un temps splendide, et nous en avions profité pleinement pour tout ce qui touche à la mer : sorties en bateau, baignades, croisière en catamaran. C’est sublime, évidemment. Mais, sans vraiment nous en rendre compte, nous étions passés à côté de tout l’intérieur de l’île : trop concentrés sur le lagon et l’océan, nous n’avions presque rien vu de son versant culturel.
Fin août, le temps n’était pas aussi favorable aux sorties en bateau. Nous avons tout de même profité des baignades, de la piscine et d’une excursion en catamaran, même si le bleu n’était pas celui, immuable, d’un mois de janvier. Et c’est précisément ce qui nous a poussés vers l’intérieur, là où nous n’étions jamais allés.
Et comme le montrent les photos, nous avons tout de même eu beaucoup de soleil : de quoi nous baigner, profiter du lagon et nous attarder dans quelques beach clubs, les pieds dans le sable.
Nous avons enchâiné les découvertes : le jardin botanique de Pamplemousses (le SSR Botanical Garden) et ses nénuphars géants, la Rhumerie de Chamarel où nous avons goûté le rhum, puis la Route du Thé jusqu’à Bois Chéri pour déguster différents crus. Des journées entières dans l’île profonde, à un tout autre rythme.
Le moment le plus marquant, c’est Grand Bassin, le lac sacré de Ganga Talao : les immenses statues des divinités hindoues, Shiva et Durga, surgissant dans le brouillard. C’était magnifique. Tout autour, il y a aussi de quoi randonner pendant des jours, des cascades à aller voir du côté de Chamarel et des gorges de Rivière Noire. Et rien de tout cela ne nous a empêchés de plonger et de découvrir des fonds superbes, presque sans personne.
Nous avons aussi pris le temps de visiter Port-Louis et son fameux marché central, et goûté quantité de saveurs locales que nous ne connaissions pas, alors même que nous en étions à notre troisième séjour et nous croyions un peu rodés. Au final, cet hiver austral n’a rien retiré au charme de Maurice : au contraire, il nous a fait découvrir un autre visage de l’île, jusque-là totalement inconnu de nous, et franchement saisissant.
On nous avait conseillé d’y aller à la journée depuis Rhodes. Nous y avons passé une semaine, en amoureux, et c’était une tout autre île.
C’était une escapade d’une semaine en amoureux, au mois de juin. Quand nous avons dit à des amis, habitués du Dodécanèse, que nous partions sept jours à Symi, ils nous ont regardés, incrédules : « Vous allez vous ennuyer, restez plutôt à Rhodes et allez-y à la journée. »
Ce fut au contraire une excellente idée. Symi est une île superbe, presque épargnée par le tourisme de masse : en dehors des excursions qui débarquent de Rhodes pour quelques heures, on y croise très peu de monde.
Nous avons tout fait à pied, en grimpant dans les ruelles au-dessus du port, là où les maisons néoclassiques cèdent la place au calme, et parfois à une chèvre sur un toit.
Nous avons aussi fait plusieurs sorties en bateau, car beaucoup de plages ne se rejoignent que par la mer : de petites criques isolées, une eau profonde et limpide.
Les plus belles baies se méritent ainsi, à la nage, loin d’un mouillage de voiliers.
À une vingtaine de minutes de marche de notre logement, nous avions trouvé une petite crique où il n’y avait presque jamais personne : seuls, ou avec trois ou quatre baigneurs tout au plus, de quoi y passer la journée. Il faisait chaud, mais en juin l’eau reste assez froide, un contraste plutôt agréable, et d’une transparence parfaite. Rien d’aménagé, ou presque : pour qui a un brin d’esprit d’aventure et accepte de s’asseoir sur les galets, cela vaut largement le détour.
Côté table, nous avons dîné dans des tavernes simples et délicieuses. Notre petit Airbnb avait une cuisine : nous allions chercher fruits et légumes sur les marchés locaux pour cuisiner au logement.
Et quand l’envie de paresser nous prenait, un petit beach club suffisait, sans foule, au rythme tranquille de l’été grec.
S’y rendre n’a rien de compliqué : un vol jusqu’à Rhodes, puis un ferry. L’île est calme, tranquille, balayée par le vent. Mon conjoint découvrait la Grèce pour la première fois, et il a adoré : une autre façon de voir le pays, à mille lieues des îles que l’on met en avant, comme Santorin. Vraiment différent, et inoubliable.
Quelques jours en amoureux à sillonner le Chianti et la Val d’Orcia, hors du pic touristique. Un énorme coup de cœur.
Une nouvelle escapade en amoureux, de quelques jours, au mois de mai. Nous avons atterri à Florence, loué une petite voiture, et sillonné le Chianti puis la Val d’Orcia.
Au fil des routes, nous avons visité de petits villages perchés, et poussé jusqu’à Sienne. Côté affluence, c’était très raisonnable : loin du gros pic touristique, nous avons pu profiter, visiter tranquillement et, surtout, extrêmement bien manger.
Notre hôtel se trouvait à Vagliagli, un petit village du Chianti : un agritourisme avec un restaurant délicieux et une piscine bienvenue pour se reposer en fin de journée, après de longues heures de marche.
Et la Toscane, tout simplement, est magnifique. Même en y étant déjà allée, j’y retrouve à chaque fois le même immense coup de cœur.
Deux semaines à Bali avec ma meilleure amie. Amed, où je ne voulais pas vraiment aller, est devenu mon coup de cœur du voyage.
J’ai passé deux semaines à Bali avec ma meilleure amie, et Amed a été mon plus grand coup de cœur, à ma grande surprise. Au départ, je n’avais pas très envie d’y aller ; c’est la promesse de belles plongées qui nous a décidées. Nous n’avons pas été déçues, loin de là.
Amed reste à l’écart des foules : très peu de touristes, surtout des habitants et des expatriés venus pour plonger. C’est magnifique, baigné de soleil, et le rythme y est tout doux.
Le grand moment, c’est une plongée superbe sur l’épave de l’USAT Liberty, un cargo échoué juste devant la plage. À côté de ça, on a très bien mangé, croisé quantité d’animaux, et profité d’un climat parfait : un très beau moment à deux.
En prime, ce n’est vraiment pas cher, et nous y sommes arrivées facilement en taxi depuis Seminyak, notre étape précédente. Amed, sans hésiter, restera mon coup de cœur de ce voyage.
Partie avec une amie et sa famille, sur un grand bateau de croisière. Émerveillée, mais avec un regret : ne pas avoir pris le temps, ni vu le Caire.
Cette fois, je suis partie avec une amie et sa famille, déjà ravie à l’idée de passer du temps avec eux autant que de découvrir l’Égypte. Quand l’occasion s’est présentée, une place restée libre dans une chambre, j’ai dit oui tout de suite : let’s go.
Oui, c’était un énorme bateau de croisière touristique, du tourisme de masse dans ce qu’il a de plus impersonnel : des centaines de passagers, un planning minuté. J’ai été émerveillée par tout ce que j’ai vu, mais entre deux temples, je n’ai rien vécu du pays, juste un tapis roulant.
Et quelles merveilles : Abou Simbel taillé dans la falaise, les colosses de Memnon, le temple d’Hatchepsout au pied de la montagne, les felouques d’Assouan et les couchers de soleil sur le Nil. Tout cela restera. Mais à chaque escale, on nous comptait les minutes.
Avec le recul, j’aurais aimé une visite plus authentique, plus égyptienne, et prendre le temps de m’arrêter au Caire, ce que je regrette de ne pas avoir fait. La prochaine fois, ce sera à mon rythme, sur une felouque ou un petit bateau traditionnel, au plus près des rives et des gens.